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 [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~

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Lightning Farron

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MessageSujet: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Sam 16 Juin - 19:34

Elle était seule. Seule dans l'immensité des ténèbres, de l'inconscience. Elle avait l'habitude, à force. A chaque évanouissement, elle ressentait une profonde lassitude, mais aussi du désespoir. Désespérée de n'avoir rien à faire, sinon de se battre à en mourir. Elle n'avait plus de but dans le vie. Partout où elle allait, elle était seule. Sans amis, sans famille, sans .. petit-ami. Non. Plus personne pour l'accueillir à son réveil, lors d'une hospitalisation. Plus personne pour la sermonner lors de son retour. Plus personne pour se soucier si, un jour, elle se réveillerai. Non.. Elle pensait que la solitude l'aiderai à rester dans le droit chemin, et que cela ne l'a dérangerait pas. Mais à cette époque, elle devait encore protéger Serah. Elle pouvait encore protéger Serah. Maintenant.. Non, elle ne voulait pas en parler, c'était trop dur, pour le moment. Sa blessure mentale n'était pas tout à fait cicatrisée. Elle ne le serait jamais, de toute manière. A cet instant, dans la froideur de l'obscurité, Lightning laissa son esprit vagabonder. Voilà bien longtemps qu'elle n'était pas sortie prendre un verre - avec un homme ou non. A Bodhum, les hommes étaient juste stupides, et pervers. Si seulement.. Il fallait bien ouvrir les yeux, et faire face à la réalité. Elle crèverait seule. Et, en somme, elle commença à se dire que, c'était peut-être à cause de ça, qu'elle n'arrêtait pas de se battre contre des béhémoths, seule. D'habitude, un trio parvenait difficilement à un battre un, et ressortait avec de sérieuses blessures. A elle seule, elle en avait abattu beaucoup. Mais jamais elle n'était sortie indemne. Peut-être qu'elle voulait mourir. Son cerveau ne réalisait juste pas qu'il la faisait se jeter dans les bras de la Mort. Elle était juste inconsciente. Rien de bien méchant, non ? Et puis, elle n'avait aucun remède. Elle n'aimait pas parler de sa vie à de parfaits inconnus, alors valait mieux pas tenter d'aller chez un psy. Tant pis. Peut-être qu'un jour, elle trouvera la personne idéale. Un homme. Qui pourra l'aimer avec ses défauts. Qui l'écoutera. Qui la réconfortera lors de ses cauchemars. " Un jour mon prince viendra.. " .. Un jour, pas maintenant.
A l'instant même, elle ouvrit péniblement les yeux, et haleta légèrement. La lumière des néons au dessus d'elle l'aveuglèrent, et elle ferma immédiatement les yeux, en respirant pas le nez, laissant des odeurs de désinfectants et d'eau de javel l'attaquer. Une fois de plus, elle soupira de lassitude. C'était à chaque fois la même chose. Mais bon. Ça ne risquait pas de s'arrêter de sitôt. Malgré ses paupières closes, la lumière parvenait à passer ses frontières, c'est pourquoi elle pivota sa tête sur la droite, et ouvrit les yeux, soudainement. Elle fut surprise de trouver un lit vide à côté d'elle. Ce dernier n'était pas fait, et l'on voyait clairement les marques de tête dans l'oreiller qui reprenait légèrement sa forme d'origine. Pour une fois, on l'avait donc mis dans une chambre double.. Mais qui était la personne qui venait de se réveiller ? Un homme ? Une femme ? Hum.. La possibilité que ce soit un homme disparu instantanément lorsqu'elle sentit - parmi les effluves de produits antiseptiques, un parfum féminin. Il était .. sucré, même si le terme n'était pas adéquate pour un parfum. Mais elle l'avait souvent entendu, lorsque sa sœur l'avait traîné de force dans une parfumerie. Elle avait aussi apprit qu'un parfum pouvait être acidulé, et autre chose que sa mémoire avait oubliées, faute d'y avoir réellement repensé. Mais une question lui restait en tête. Où était cette femme, un minimum coquette ?





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Dernière édition par Lightning Farron le Sam 2 Fév - 16:11, édité 1 fois
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Moka Hoshizora

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Sam 16 Juin - 22:20



La lumière éclatante du soleil était venue caresser son visage l’extirpant d’un sommeil léger, bien plus désagréable que réparateur, elle n’ouvrit pourtant pas les yeux savourant encore quelques instants la douceur de l’obscurité que lui procuraient ses paupières. Pour une fois elle était bien, du moins physiquement. L’envie de se lever et d’arpenter le lieu dans lequel elle se trouvait ne l’envahissait pas contrairement à accoutumé, d’ailleurs où était-elle ? Impossible de le déterminer dans l’état comateux dans lequel elle se trouvait bien qu’elle en aie une vague idée, mais ce n’est pas pour autant qu’elle laissa ses iris lui dévoiler le décor de la pièce. C’était lâche mais au fond cette réaction était pour fermer encore un peu les yeux sur la réalité, comme si à partir du moment où ses prunelles ne figeait le monde, celui ci ne tournait plus, que le temps était suspendu retenant les précieuses minutes qu’elle passait dans les ténèbres de l’inconscience. Mais un moment viens où il faut faire face à la réalité, faire face à la vie, alors enfin elle laissa la clarté de la décoration l’éblouir. Peu à peu le contour du néon inutilement allumé devint nette, de même que le bout du mur d’un blanc plus si blancs que ça. Couleur jaunâtre qui caractérise l’hôpital, elle ne chercha pas à étudier le reste des choses encombrantes qui s’y trouvaient, de toute façon les chambres de genre se ressemblaient toutes. Peut être qu’en temps normal elle aurait fait pare d’un peu plus d’excitation mais l’envie n’y était pas, elle était dans ces moment où l’adulte reprenait le dessus sur l’enfant. Des moments dur ou elle devait affronter son destin, c’était toujours ce genre d’endroit qui fessait revenir cette Moka plus adulte.
Restant toujours aussi immobile elle tenta de se rappeler pourquoi elle était là. Le souvenir de l’avion décollant de Tokyo se dessina alors dans sa mémoire et elle se rappela de tout. Elle était à Paris, et si elle se trouvait dans ce lieu aseptisé en une si belle journée c’était pour passer une série d’examens plus longs, éprouvants et inutiles les uns que les autres. La myopathie de Duchenne était incurable, si l’on n’était atteinte d’un dérivé bien plus inconnue encore tout cela devenait ridicule. Les médecins avaient vainement essayés de lui expliquer à plusieurs reprises la cause de ce quotidien pénible, sans jamais éclaircir le foutoir de son esprit, elle avait finalement renoncée à comprendre tous ces mots compliqués, elle avait retenue et assimilée l’essentiel, c’était incurable et ça l’emporterait. Bien qu’elle ne soit pas encore réellement touchée elle le sentait et les heures passées à l’électrocardiogramme, les biopsies aussi ne trompaient pas. Sans avoir besoin de toute cette technologie elle sentait son souffle se réduire et ses jambes flanchés, ses gestes aux entraînements se fessaient moins efficaces et les charges devenaient une véritable épreuve à porter. Elle savait que ce n’était qu’un début et qu’elle avait déjà pu vivre quinze ans de sa vie sans sa maladie, les répercutions étaient encore pauvre mais un jour elle ne pourra plus danser, mais cette pensée l’effrayait, le futur l’effrayait. Alors elle enfouissait cela sous des tonnes d’insouciances tentant lâchement de tout oublier, de s’adapter à n’importe qu’elle situation et sourire, toujours sourire …
Qu’est ce qu’elle détestait les moments comme ceux là, pourquoi était-elle ici ? Elle avait pourtant conscience de l’absurdité de tout ça. Elle oui mais son oncle non. Il l’avait envoyé dans la capital française pour qu’elle aille dans cette établissement dont elle ne savait même plus le nom, soi désaiment réputé dans le domaine, mais rien qu’a voir leurs mines elle avait compris leur effarement vis à vis de ses résultats et avant même que ceux-ci soit prononcés leurs blasement montrait qu’ils savaient pertinemment l’inefficacité de leurs actes.
Une fois elle avait tentée de lui dire à qu’elle point ces heures là étaient des heures de tortures où elle se retrouvait rattrapée par sa destiné qu’elle tentait vainement de fuir. Celui-ci avait fait preuve d’un dédain acide et d’une colère froide et calme, lui balançant qu’il cherchait à l’aider et qu’elle était trop naïve et inconsciente pour penser pouvoir passer la majorité sans tout cela, sans oublier de pester contre ces foutus obligations familiales qui lui fessaient débourser tant d’argent. Elle s’était excusée un grand sourire aux lèvres et était sortie de la pièce sans prononcer un mot, le temps d’arriver jusqu’à l’extérieur que l’information avait était traitée puis enfuie dans les profondes noirceurs de son esprit pour n’en ressortir que lorsqu’elle ne pourrait plus les fuirent. Elle avait assimilé l’information, elle ne lui fessait donc plus mal, il fallait s’adapter, point. Pauvre homme aveuglé par l’argent, au fond elle ne lui en voulait pas de l’obliger à aller dans ce genre d’endroit car il fessait peut être cela pour l’aider un peu, elle ne lui en voulait pas non plus de ne pas s’être renseigné. Elle passerait les dix huit ans et bien au delà, avec ou sans cette prise en charge qui lui imposait cette approche pluridisciplinaire.
A la fin de toutes ces futilités éprouvantes se retrouver ainsi immobile dans cette blancheur irritante l’obligeait à réfléchir, et c’est se qu’elle redoutait le plus. Les ténèbres qu’elle alimentait remontaient alors soudainement profitant de ce moment où elle ne pourrait pas s’échapper. Il ne lui restait alors plus qu’à attendre que le sommeil vienne la libérer, saoul de larme. A son réveil, le temps que la brume qui enveloppait sa pensée se dissipe elle était à nouveau libre de ses mouvements et pouvait à nouveau faire comme si de rien n’était avant qu’une nouvelle crise de désespoir ne la tourmente.
Elle sentait d’ailleurs que ses forces lui revenaient en crescendo, son premier geste fût lent et douloureux, c’était sa main qui alla se poser sur sa tête pour constater que rien ne se trouvait dessus. Elle poussa une plainte enfantine et capricieuse, elle avait oublié que les médecins n’acceptaient pas la présence de couvre chefs dans le bâtiment. Faisant une légère moue tout en laissant son coté plus léger reprendre le dessus elle commença à détailler l’endroit dans lequel elle se trouvait avec sa curiosité puérile retrouvée elle pivota tout d’abord la tête à droite avec précaution encore légèrement engourdie apercevant la salle de bain où était rassemblés ses affaires. Puis à Gauche et là stupéfaction totale, le lit à ses cotés n’étaient plus vide. Elle se redressa brusquement, un peu trop même puisque sa tête commença à tourner. Elle avait toujours était seule par exigence égoïste pourtant indiscutable, mais ces derniers temps l’hôpital était débordé ils n’avaient que faire des caprices d’une gamine. C’était une jeune femme bandée de partout qui se trouvait être sa colocataire, malgré la douceur de ses traits son expression était froide même durant son sommeil, son visage de couleur diaphane ressortait purement de ce tapis rosé soyeux que formait sa chevelure longue, d’ailleurs certaine de ses anglaises reposaient sur sa poitrine et se soulevaient en même temps qu’elle sur un rythme peu régulier.
Dans un mouvement de panique soudain et injustifié elle se leva précipitamment et se précipita dans la salle d’eau. S’appuyant sur le lavabo elle ouvrit avec maladresse le robinet avant de passer sa tête directement sous la chute d’eau fraîche, cette action lui permit d’effacer les sillons encore présent de ses larmes, mais aussi de se calmer un peu.
Une présence dans ces moments là était bien une des choses qui l’insupportait le plus, l’idée même que l’on voie ce qu’elle tentait de dissimuler en permanence, que l’on la voie dans un tel était de faiblesse et de morosité la faisait paniquer.
A l’intérieur reposait son sac surmonté d’un sweet bleu pastel ou quelques imprimés enfantins de poisson ressortaient de leurs tons clairs, mais la raison pour laquelle la blonde l’avait acheté était sa capuche surmontée de deux bosses qui laissaient envisager la présence d’oreille de chat et la queue de la même teinte que le vêtement qui se trouvait à l’arrière. Elle l’enfila par dessus sa chemise de papier typique des patient de ce genre d’office, de nature fileuse elle avait prévu une paire de collant en laine noire qui lui recouvraient la moitié de ces jambes. Le crâne recouvert elle se détendit légèrement sans pour autant se sentir prête à affronter cette nouvelle rencontre. Son entourage la voyait comme sociable assurée, mais elle en était tout le contraire. Non pas que la présence humaine l’insupporte bien au contraire, elle redoutait la solitude, mais l’idée de gêner ou de se faire rejeter fessait monter en elle l’appréhension, car en vérité elle était d’une timidité maladive. Une timidité qu’elle cachait derrière une assurance factice et en tentant de faire rire les gens, le silence qu’elle appréciait en temps normale, elle tentait de l’éviter par tout les moyens, de peur que son interlocuteur s’ennuie d’elle, devenant ainsi bavarde. Farfouillant dans son petit sac elle saisit une plaquette de chocolat, délicatement elle retira l’emballage d’aluminium sur le haut pour pouvoir humecter les douces effluves sucrées du cacao. Elle profita un instant de ce parfum délicat avant de croquer dedans, le meilleur antidépresseur pour elle, son palais fût envahie par l’arôme de la fève pur, elle laissa fondre le carreaux puis recroqua le carreau avidement tout en se relevant. Lorsqu’elle retourna dans la pièce son regard azur fût attiré par la chaise vide au chevet de sa compagne de chambre, puis sur les yeux profonds qui enfermaient un océan de glace de cette dernière. Légèrement intimidée par tant de présence elle lui fît un grand sourire comme elle en avait l’habitude et prit place sur la chaise en bois vacante. Cette place lui était en tant normale interdit mais la jeune fille avait rapidement compris que personne ne viendrait lui réclamer …
Puis tout naturellement elle coupa de ses deux mains une barre chocolatée pour la tendre à la blessée :


« Tiens, c’est bien plus efficace que tous ces médicaments dont ils vont te gaver et bien meilleur ! »


Le vouvoiement très peu pour elle, et l’interdiction de manger après un réveil de même …



.


Dernière édition par Moka-Chan le Lun 18 Juin - 10:58, édité 1 fois
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Lightning Farron

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Dim 17 Juin - 16:31

Elle avait raison. Il y avait du mouvement dans la salle de bain.. Juste de quoi se remettre les idées en place. Faiblement, elle se releva légèrement pour se mettre en position assise contre le dos de son lit, à regarder inconsciemment le mur blanc devant elle. Bien sûr, au fil des temps - et faute de réparation, ce dernier n'était pas tout à fait immaculé, et commençait à avoir les premiers symptômes de la jaunisse, mais Lightning s'en moquait légèrement. Ce n'était qu'un mur blanchâtre de plus. Ce n'était pas le premier, et ce ne serait pas le dernier. Puis elle remarqua une chaise vide à côté d'elle. Elle ne s'attendait pas particulièrement à de la visite, mais cette chaise la perturbait. D'habitude, il y avait juste son lit, une table de chevet, une armoire dans laquelle étaient rangés son arme et ses vêtements, et une salle de bain. Cette fois, deux lits. Et une chaise vide. Qui resterait vide aussi longtemps qu'elle resterait ici. Elle avait fini par s'y faire. Mais cette présence avec elle la rendait nerveuse, voir légèrement excitée. Elle ne savait pourquoi. Peut-être que son cerveau réagissait comme cela, parce que cela faisait bien longtemps que la jeune femme n'avait pas eu de conversation avec quelqu'un autre que son lieutenant, ou cette fichue secrétaire qui la détestait.. Oh, c'était réciproque, mais elle se demandait encore comment une femme comme elle avait pu entrer dans la Garde Civile. En fait, elle le savait.. Elle connaissait les bonnes personnes, et avait su atterrir dans les bons lits. Ben oui. Ce n'était peut-être plus la seule femme à la Garde Civile, mais c'était la seule qui n'usait pas de ses formes physiques pour avoir une augmentation. C'était immoral.. Mais pas pour cette pimbêche, apparemment. Et puis, pourquoi s'en souciait-elle, à présent ? Elle n'avait rien d'autre à faire..
Elle entendit l'eau couler dans la salle voisine, et avant que sa " colocataire " revienne, elle se permit d'observer son corps. Ou du moins, ce qu'il en restait. Contrairement à tous les autres patients de l'hôpital, elle portait un short et un débardeur blanc, histoire de bien rester dans l'ambiance. A chaque visite, elle prenait soin de demander aux infirmières de ne pas lui donner les robes en tissus habituelles.. C'était normal, non ? Si elle marchait dans les couloirs, et que cette dernière venait à s'ouvrir.. Jamais la honte ne la quitterai. Bon, elle ne se promenait jamais dans les couloirs, donc il n'y avait aucun risque mais.. Mieux vaut prévenir que guérir. Seules quelques parties de son corps sortaient indemnes de la bataille. Son bras droit, une partie de sa jambe gauche. Enfin, du moins, les deux membres n'étaient pas recouverts de bandage. Une véritable momie. Elle porta sa main droite à sa tête. Aucune bande sur cette dernière. Mais les marques de combat étaient autre part. Elle sentait le sang battre furieusement dans ses tympans, et un mal de tête lui fit légèrement plisser les yeux. Elle descendit ensuite sa main pour atteindre son œil. Il était gonflé, certainement au beurre-noir. Enfin, plutôt dans les teintes bleuies, et parsemé de rouge. Puis sa joue. Une cicatrise d'une coupure était présente, mais, d'après son toucher, elle n'était pas très profonde. Elle avait de la chance, personne ne verrait de marque sur son visage d'ici quelques semaines.. Enfin, son examen n'était pas terminé. La guerrière passa à la bouche. Ses lèvres fines étaient gercées, et certainement en sang vu que le goût de l'hémoglobine ne voulait partir de sa bouche. Rien de grave de ce côté. Elle reposa délicatement sa main sur le drap et leva l'autre main, pour inspecter la face gauche de son visage. Aucune coupure, ni gonflement jusqu'aux tempes. Arrivée à ce stade, elle gela. Une profonde entaille partait de la pointe de son sourcil pour s'arrêter à la limite du cuir chevelu. En faisant attention, elle pressa légèrement la marque. Une douleur lui parcourut le crâne et elle retira aussitôt sa main, accompagnée d'un grognement. C'est à ce moment qu'elle s'aperçut que ses deux mains étaient également bandées. Elle saurait tôt ou tard le pourquoi du comment.. Pour le moment, son attention se reporta vers la salle de bain. L'eau avait arrêté de couler depuis belle lurette, et une demoiselle en sortie. Elle était petite, enfin, de son point de vue. Elle avait l'air d'une gamine, certainement pas la majorité. Elle avait des cheveux blonds courts qui lui tombaient sur deux épaules frêles. Deux yeux bleus qui affrontaient les siens, certainement glacés, comme à son habitude. Elle portait un sweet-shirt bleu assez grand pour en faire une petite robe, orné de motif de poisson assez vulgairement dessiné. La capuche, repliée sur la tête de l'enfant, comportait des oreilles de .. chats. La mode, certainement. Pour compléter sa tenue, la jeune fille avait de longs collants noirs qui remontaient un peu plus haut que les genoux. Elle mâchait ce qui semblait être, à première vue, du chocolat, vu la tablette entamée qu'elle tenait dans les mains.
A sa plus grande surprise, la petite fit quelques pas et vint s'asseoir sur la chaise vide. C'était bien sa chance. En veux tu, en voilà. Elle qui se plaignait de n'avoir aucune compagnie... C'est juste qu'elle ne s'attendait pas à ce genre de compagnie. Pas à une gamine, qui plus est.. Remarque faite, elle lui rappelait légèrement sa sœur. Toujours un sourire ancré sur le visage. Néanmoins, plus le temps passait, et plus elle commençait à croire que chaque petite fille souriante lui rappelait Serah.
La jeune fille prit soudain la parole, après avoir cassé une barre de chocolat, et lui tendit, comme si elle se connaissait depuis toujours, et prit la parole, brisant le règne qu'avait les " bip " d'une des machines sur la pièce.

« Tiens, c’est bien plus efficace que tous ces médicaments dont ils vont te gaver et bien meilleur »

Hum...? Du chocolat ? Elle n'était pas sérieuse tout de même ? Lightning la regarda droit dans les yeux pour essayer de déceler une quelconque sorte de plaisanterie. Mais non. Elle était sérieuse. Parfaitement sérieuse. Et puis, pourquoi n'avoir pas utilisé le tutoiement.. Elles ne se connaissaient ni d'Eve ni D'Adam. Mais en même temps, lui refuser était malpoli. Et puis.. Peut-être que cette petite fille, sous ses airs souriante et toujours gaie, venait de subir une opération grave, ou quelque chose dans le genre. Alors, elle accepta la barre de chocolat, et la regarda fixement, en la faisant tournoyer dans ses doigts comme si c'était la première fois qu'elle en voyait de sa vie. Le doux, et envoûtant parfum de chocolat vint s'infiltrer dans ses narines, et elle ferma les yeux, laissant de bons souvenirs remplirent sa mémoire, associé à cette odeur. Comme par exemple, à chaque anniversaire, avant la mort de ses parents, les deux sœurs Farron préparaient un gâteau au chocolat. La plupart du temps, il restait si longtemps dans le four - faute de l'avoir surveillé, qu'il était immangeable.. Mais leur parents trouvaient toujours de quoi leur remonter le moral. Ou encore, cette après-midi, ou elle était seule, et qu'elle avait pris plusieurs tablettes de cet ingrédient, avait courut sur la plage, et les avaient mangés au rythme des vagues. Toute une après-midi à manger, et à regarder l'océan. C'était bête.. Mais elle n'avait plus rien à faire. Au bout de quelques minutes, elle cassa un carré, et le porta à sa bouche. Ses mouvements étaient lents, et maladroits, comme si ce simple geste était une véritable bataille. Ce l'était peut-être, à l'intérieur de son corps. Seule Etro le savait, non ? Puis, elle le laissa fondre dans sa bouche, et savoura le goût.
Les minutes s'écoulèrent tout aussi lentement, et lorsqu'elle eu la bouche vide, elle prit la parole. Ce n'était qu'une murmure à peine audible, mais normalement, la jeune fille l'aurait entendu.

« Merci, pour le chocolat. » Elle s'arrêta, soupira, et regarda sa " colocataire " dans les yeux, une nouvelle fois. Les bruits des machines avaient repris leur droit.. Néanmoins, elle se rebella. * « Sans être indiscrète.. Pourquoi une fille de ton âge se trouverait-elle à l'hôpital ? Je veux dire, ce n'est pas un lieu pour une enfant.. »

Voyant l’imbécillité de sa question, elle se mordit la lèvre inférieur, et détourna les yeux. Jamais, ô grand jamais elle ne ferait dans la dentelle..


* Comme si les machines allaient prendre le pouvoir sur l'univers >_< !

Bon, tout d'abord, je déteste ce que j'ai écrit.. Et je voulais te redire, que j'ai adorais ton pâté de campagne. Très goûtu, vraiment.. :3





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Moka Hoshizora

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Mar 19 Juin - 11:45



Moka put lire la stupéfaction dans les yeux de sa camarade de chambre, elle ne la prenait surement pas au sérieux comme d’habitude, mais elle n’en démordit pas pour autant ne retirant pas son bras tendu. Après de longues secondes rythmées par la tonalité des machines à se fixer droit dans les yeux elle accepta la barre, contrairement à l’adolescente elle ne l’engloutit pas avidement, préférant la détailler en la tournant pour l’examiner sous tous ses angles. Interloquée Moka regarda cette drôle d’inconnue faire se demandant si elle allait finalement la manger ou refuser, craignant peut être qu’il y ai du poison. Elle comprit finalement par ce regard vide que la friandise l’avait plongée dans les méandres des souvenirs, surement heureux ou d’un temps passé que l’on regrette. Cette femme semblait être quelqu’un de bien complexe au passé bien chargé, elle regrettait quelque chose amèrement et tentait de se protéger comme elle le pouvait. La fillette savait lire dans les cœurs des gens décelant toute carapace qui enveloppait ces derniers, bien sur elle n’était pas non plus une prophétesse et ne pouvait pas connaître le fil de leurs passés, c’était juste des intuitions. Le besoin soudain de venir en aide, pour une raison qui lui échappait elle était influencé par la mélancolie de ceux qui l’entouraient, comme pour ses auras qu’elle voyait se dessiner autours des personnes dont elle ne connaissait toujours pas la signification. Celle de la blessé d’une clarté troublante bien qu’elle semblait se faire engloutir dans la noirceur de la solitude et des remords, ou peut être autre chose … Tellement de désespoir et de résignation tourbillonnait autour de cette personne que l’adolescente sentit un frisson lui parcourir l’échine du dos et faillit se faire inonder par ses émotions.
Se fût le bruit du carreau qui se cassait entre ses doigts qui la ramena dans la chambre d’hôpital, la sortant de ce sinistre nuage de sentiment, se ressaisissant elle réafficha son sourire, heureuse que son offrande est était acceptée. Elle ne brisa pas le silence, laissant les instruments médicaux continuer leur petit concert monotone, la dégustation prenait une tournure cérémoniale et elle se sentait obligé de le laisser dans son mutisme. La rose semblait peiner à faire ces gestes pourtant simple, ses blessures devaient encore la tourmenter et un geste brusque rouvrirait surement ces dernières, même parler semblait bien plus compliqué et elle ne s’exprima donc que par un murmure :


« Merci, pour le chocolat. » Elle s'arrêta, soupira, et regarda sa " colocataire " dans les yeux, une nouvelle fois. Les bruits des machines avaient repris leur droit.. Néanmoins, elle se rebella. * « Sans être indiscrète.. Pourquoi une fille de ton âge se trouverait-elle à l'hôpital ? Je veux dire, ce n'est pas un lieu pour une enfant.. »


La question retentit comme une déflagration dans tout son corps et c’est de justesse qu’elle retint le hoquétement de surprise, elle même était plutôt discrète, mais aussi peu de détour pour parvenir à cette blessure intérieur, cette faiblesse, la prit de cour. Une fille de son âge ?
Oui elle était jeune trop jeune, ses épaules n’étaient pas encore assez endurcis pour porter le fardeau de la maladie. Trop jeune pour devoir se résigner devant la mort. Trop jeune pour se retrouver cloué sur un fauteuil roulant.
Ses yeux parcoururent un instant la pièce à une allure folle cherchant un élément qui pourrait l’aider, s’arrêtant un instant sur la porte. Non fuir serait totalement dépourvu de sens et inutile, de toute façon elle n’était pas en état de sortir d’ici encore épuisée. Ses iris se vitrifièrent alors, comme si elle s’était détachée de cette réalité terrifiante, ce qui n’était hélas impossible. Elle redevint immobile sur cette chaise en bois laissant pendre ses jambes sans plus un balancement, ses bras retombèrent doucement sur ses cuisses et elle concentra son esprit sur autres chose, le temps que le sang se remette à battre lentement.
Elle pensa alors à la chaise, cette chaise toujours fatalement vide dont elle ne pouvait pas détacher son regard, pourtant la figer éternellement n’y avait pas fait asseoir quelqu’un. Qui de toute façon ? Son oncle ? Non bien sur que non c’était pourtant à cause de lui si elle se retrouvait seule dans ces lieux. Ses amis ? Quels amis ? Elle n’allait plus au lycée et n’avait plus la force de tisser des liens pour les voire finalement tranchés. Cette chaise lui rappelait que malgré toutes ces connaissances factices elle n’avait personne, elle mourrait de la même façon qu’elle s’endormait dans cette chambre vide. Avec pour seule compagnie les remords. Cette femme aussi était peut être seule, mais elle avait l’air d’y être résignée, n’attendant plus que la faucheuse vienne la délivrer de ce monde absurde.
Elle sentît que son cœur reprenait un tempo plus assuré et plus lent, trop lent peut être, mais ça c’était typique à sa maladie. S’en pour autant être totalement ici elle commença d’une voix éloignée dénué de vie :

« La maladie frappe sans faire de distinction d’âge, tout comme la mort » »

La peine à peine finit d’être prononcée qu’elle la regretta déjà, elle ne voulait pas lire la pitié dans les yeux de la rose. Elle aurait du affirmer que ce n’était que pour une simple appendicite ou autre, mais dans des jours comme ceux là elle est lasse de mentir…
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Lightning Farron

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Lun 25 Juin - 14:42

Elle regrettait ce qu'elle venait de faire. C'était la pire chose que l'on pouvait sortir à une gamine à l'hôpital. C'était fou comme elle manquait de tac. Elle aurait pu lui demander son prénom, pour commencer. Lui demander son âge. Ou autre. Non. Elle avait choisi la carte de la froideur, et de la franchise, révélant ses pensées. Elle était bien, la femme qui voulait se faire des ami(e)s. Il faudrait penser à revoir sa méthode.. d'approche - comme si la recherche d'amitié était un véritable combat, et que la petite fille devant elle était sa proie. Oui, telle une lionne en pleine savane, elle chassait le gibier, pour nourrir sa soif de nouveauté. Lightning, ou plutôt Claire, dans ce cadre là, n'avait jamais été très forte pour se faire des amis. Petite elle.. Non. En fait, elle ne s'en souvenait pas. Pas le moindre souvenir, pas le moindre indice sur ses années d'enfance. Comme si... Tout avait disparu. Mais volontairement. Elle le savait, mais refusait de l'admettre. Elle s'était forcée à oublier son passé pour pouvoir mieux se concentrer sur l'avenir. Sur la protection de Serah. Sur son travail, plus particulièrement. Au fil des années... Non, elle ne voulait pas se rappeler, pas pour l'instant.
La jeune femme aurait tant aimé avoir la gentillesse de sa sœur, sa compréhension. Tout ce qu'elle avait eu était un cœur de glace. Mais que faire, maintenant. Elle ne pouvait pas remonter le temps - du moins, pas encore, mais de toute façon, cela n'aurait servit à rien, elle en était sûre. Elle aurait fait un faux pas, à un moment où à un autre. A ce moment, elle aimerai s'excuser. Pour une fois, elle sait trouver les bons mots, et dire quelque chose du genre " Désolé, je n'aurais pas du demander ça. ". Mais à peine ouvre t-elle la bouche, que la petite l'interromps.

« La maladie frappe sans faire de distinction d’âge, tout comme la mort » »

Qu'Etro la pardonne pour lui avoir parlé. Qu'Etro la pardonne pour tant de souffrance qu'elle était sûrement en train d'affliger à la fillette. Qu'Etro la pardonne pour tout le mal qu'elle fait, même quand elle a envie de faire le bien. Qu'Etro la pardonne pour être la pire de toutes les imbéciles. Qu'Etro la pardonne pour toutes ces choses. Elle n'aurait jamais du ouvrir la bouche. Elle n'aurait même pas du ouvrir les yeux. Elle aurait du se contenter de somnoler à la frontière de l'inconscience, et attendre que sa colocataire parte. Là elle aurait pu se racheter. Mais non. Que faire, à présent, hum, guerrière ? Tu avais commencé, tu as voulu parler, assume les conséquences.
Voilà qu'elle se parlait à elle même. Le prémisse de la folie, peut-être ? Oh, mais elle était folle depuis longtemps.. Depuis 15ans. Toutes ses souffrances, sa colère, son angoisse, sa froideur remontait de là. Si seulement elle avait su.. Non, il avait oublié le passé. Assez de s’apitoyer sur son sort, il fallait aller de l'avant.
Plus facile à dire qu'à faire, hein. Lightning soupira et baissa la tête. A présent, elle ne pouvait affronter le regard de la malade, même si elle ne la regardait pas directement. Elle sentait juste que l'atmosphère devenait lourde dans la pièce, et cela lui suffisait amplement pour savoir que c'était une erreur. Visiblement, ce n'était pas assez de l'avoir répété encore, et encore.

« Ne m'en veux pas, je t'en supplie. » Elle murmura légèrement, à la limite de verser quelques larmes.

C'était idiot de sa part, de vouloir pleurer alors qu'elle, au moins, aller profiter de la vie, et pourrait vivre jusqu'à ce que la vieillesse l'emporte. Et encore. Elle passait sa vie à combattre dans le but de mourir, sans penser à ceux qui aimeraient vivre, alors que la mort est à leur trousse. C'était égoïste de sa part. Elle s'en voulait tellement. Cette soi disant souffrance qu'elle prétendait ressentir n'était rien à côté de la douleur physique que des malades comme la fillette. Mais malheureusement, son propre " malheur " l'étouffait, et l'empêchait de voir les choses sous le bon angle. Néanmoins, elle ne se plaignait pas. Ils ne le faisaient pas. Pourquoi le ferait-elle ? Elle avait jugé que les gens autour d'elle n'avait pas besoin de savoir ce qu'elle ressentait, et elle ne voulait surtout pas les ennuyer avec ses problèmes, écoutant vaguement le fait qu'ils étaient malheureux à cause d'un ongle cassé. ... Elle exagérait, et alors ? Elle avait bien le droit, non ?
Au bout de quelques minutes, elle se rendit compte d'une chose. Si elle était à la place de la fille, elle n'aurait aucune envie de voir la pitié dans les yeux d'un autre. La pitié.. Puis une idée lui vint soudainement. Ce qu'elle allait faire était idiot. Mais c'était l'une des seules chances pour elle de se rattraper, voir une petite étincelle dans les yeux de celle qu'elle venait de blesser. Elle releva alors la tête, et leva sa main droite. Un grimaça légèrement à l'effort qu'il lui fallait pour faire ce simple mouvement. Sa main resta suspendue dans le vide quelques instants, jusqu'à ce qu'une légère flamme apparaisse au creux de cette dernière, projetant une lumière orangé dans la pièce. Elle laissa le feu s’accroître pendant quelques secondes, et il fut emprisonné dans un cocon de glace en forme de fleur. Elle avait à peu près la même forme que son cristal où était enfermé son Eidolon, une rose. De couleur différente. Celle qu'elle venait de confectionner était rouge à certains endroits, et d'autres jaune pâle, ou jaune orangé. Tout dépendait de la lumière.
La fleur de glace flotta dans les airs, et Lightning abaissa sa main, pendant que cette dernière alla en direction de la petite. *

« J'espère que tu aimes la magie.. » Elle marmonna " dans sa barbe ", plus pour elle même, et reprit d'un ton plus Clair. « Elle est éternelle.. »

Aie. Encore une parole de travers. Et c'est la raison pour laquelle elle détourna le regard, qui s'orienta vers la porte. Ses oreilles affûtées distinguèrent des bruits de pas se rapprocher de leur chambre juste avant qu'une infirmière toque à la porte. La guerrière se racla la gorge, et parla froidement.

« Entrez. »


* J'aime la variation de mes synonymes..

C'est juste horrible comme rp
Spoiler:
 





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Moka Hoshizora

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Mar 26 Juin - 14:24



Le silence l'oppressait de toute part, happant et alourdissant l'air déjà étouffée par la chaleur de l'été. La pièce qui était pourtant déjà petite semblait rétrécir pour venir compresser la jeune fille. Moka était complètement perdue et ne pouvait désormais plus retenir ses doigts de s'entremêler ni ses dents de mordiller l'intérieur de sa joue. La tête baissée sa chevelure or formait désormais un rideau qui se fermait sur ses émotions avant qu’elles ne débordent de ses yeux ou se retranscrivent sur son visage. Mais heureusement pour elle le déluge n'était pas pour tout de suite, elle parvenait à le retenir en gardant un regard vide qui fixait inlassablement le sol.
Les doutes passés pesaient à présent dans l'atmosphère et tout ce qu'ils avaient engendré. De la pitié, de la tristesse, mais surtout des regrets, ceux de la rose, mais aussi de la blonde, toutes deux auraient aimé ravaler leurs paroles, Moka savait pourtant les réactions que ses "aveux" entrainaient. L'authenticité de ce moment, dont la dureté avait était adoucie par sa mémoire et le temps, la saisi à la gorge et bredouiller une poignée de mot devenait impossible. Il y avait un moment qu'elle n'avait pas évoqué la fatalité de son destin, hormis à son oncle, mais cette nouvelle démonstration lui rappela qu'elle n'aurait à jamais que sa conscience comme confidente.
Les remords lui donnaient l’impression que ses propos étaient encore en suspend dans ce malaise, elle aurait aimé les ravaler pour les remplacer par une simple tirade légère qui aurait peut être eu le don d'arracher un sourire à l'inconnue.
La danseuse avait horreur de cette pitié qui inondait les regards du personnel de l'hôpital, la même pitié que tous ceux qui étaient au courant de son lourd secret. Si celui de glace de sa colocataire venait à fondre sous se nouveau ressentiment, elle ne pourrait alors plus ancrer ses iris azur dans les siennes, car cela lui rappellerait continuellement qu'elle était condamnée. Mais malgré tout ça elle avait besoin d’exprimer tous ses sentiments qui tourbillonnaient dans sa tête à lui en donner la migraine. Car tout ça était trop lourd à supporter pour ses frêles épaules, trop lourd à supporter pour une personne seule. C’était son choix et voilà qu’elle s’en plaignait …


« Ne m'en veux pas, je t'en supplie. » Elle murmura légèrement, à la limite de verser quelques larmes.


Cette voix vibrante étonna la jeune blonde, et ce ton larmoyant. Un ton qui ne collait tellement pas avec la guerrière qu’elle avait vu quelques instants plus tôt, qui ne collait pas à cette force qu’elle dégageait et qui lui avait coupé le souffle durant un instant. Cette femme était époustouflante avec une force qui s’étendait à tout les niveaux, Moka avait était impressionné d’une tel présence malgré tout ses bandages et ça l’avait donnait du baume au cœur l’envie de devenir quelqu’un comme elle, quelqu’un qui ne ferait pas seulement semblant d’être fort. Alors la voir aussi faible et triste à cause d’elle, à cause de cette foutu fatalité l’attrista un peu plus. Non il ne fallait pas qu’elle s’excuse ce n’était pas sa faute, c’était la faute de personne, enfin peut être celui d’un destin un peu trop sarcastique …
Elle aurait voulu redresser la tête et s’exclamer d’un grand sourire que ce n’était pas important qu’il fallait tout oublier et sourire, comme elle. Mais au fond elle ne voulait pas voir un sourire à la tonalité fausse s’emparer de ces lèvres boursouflés de blessure, alors elle ne fit rien. Comme à l’accoutumé …
C’est une lumière orangée qui lécha doucement les murs blancs qui la fit enfin sortir de la contemplation du sol. Le spectacle qu’elle aperçut fut digne des meilleurs tours de magie, une flamme ondulait dans la paume de la main de la blessée, bientôt elle fut prisonnière d’un cocon de glace cristalline au contour d’une délicate rose. La prison s’accapara des couleurs de ce qu’elle venait d’étreindre, ses reflets devinrent donc anormalement chauds pour la froideur de cet élément. La confection resta suspendu dans les airs avant de flotter jusqu’à la malade qui avait regardé toute la scène avec de grands yeux émerveillés par le petit tour de magie. Du bout des doigts elle effleura la fleur puis la prit délicatement au creux de ses mains, telle une enfant aux étoiles dans les yeux elle l’examina sous tous ses angles avec cette légèreté retrouvée.

« J'espère que tu aimes la magie.. » Elle marmonna " dans sa barbe ", plus pour elle même, et reprit d'un ton plus Clair. « Elle est éternelle.. »


La gaffe fit plus rire la condamnée qu’autre chose, l’attitude gênée que la guerrière adopta l’amusa quelque peu, ce genre de parole ne l’affectait pas le moins du monde. Après sa mort la terre continuerait de tourner, le temps passerait, mais le sien se serait arrêté. C’était une réalité qu’elle avait accepté comme tout le reste même si cela avait était dur sur le coup. Son sourire arborait à nouveau ses lèvres et il serait dur de le lui retirer. Le regard de la blessé avait fuit jusqu’à la porte que quelqu’un ne tarda pas d’ouvrir sous l’autorisation de celle qui se trouvait déjà dans la pièce.

« Entrez »

Le ton était revenu froid et distant, mais tant que ce n’était pas à son égard cela ne dérangeait pas Moka, l’infermière entra alors dans la salle et observa sévèrement la blonde puis celle qui était alitée.

« Vous n’avez pas le droit de vous lever la série d’examen est éprouvante, et ne donnez pas à manger à quelqu’un qui se réveille d’une anesthésie ! Vous devriez être habitué à ses règle pourtant vu votre dossier »

Pour une raison qui lui échappait la fillette était irritée par le personnel de l’hôpital, par l’hôpital tout cour en vérité. Elle se redressa d’une façon arrogante et constata effectivement que ses muscles étaient encore endolorie et faible, cette sensation désagréable ne serrait plus là dés le lendemain, mais un jour elle reviendrait pour ne plus repartir. Malgré qu’elle soit debout la femme la dépassait de deux bonnes têtes, foutu petite taille. Elle alla en direction de son lit en sautillant presque mais une fois arrivée elle le contourna pour arriver jusqu’à son sac qu’elle avait déplacé pour le mettre au pied de son lit. Elle se baissât et saisit une seconde tablette vu qu’il ne restait plus que l’emballage de la première, son butin en main elle retourna au chevet de la jeune femme froide. Puis elle répliqua tout en croquant à nouveau un carreau à même la barre de chocolat :


« Je resterais bien assez immobile plus tard et c’est bien parce que je suis habituée à toute ces règles lassante que je les enfreints. Et puis c’est votre faute, si vous n’aurez pas mis c’est foutu chaise qui reste éternellement vide je n’aurais pas eu à aller m’y asseoir. »




Moka-Chan ~! ~




La maladie ne fait pas de distinction d'âge, pas plus que la mort.


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Lightning Farron

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Ven 13 Juil - 11:46

    Elle baissa la tête, consciente que rien de tout cela n'aurait du arriver. Heureusement, l'arrivée de .. l'infirmière lui avait permis de reprendre ses esprits, son caractère froid, et de faire le vide dans sa tête. Combien de temps avait-elle passé à dormir ? Des heures ? Des jours ? Des semaines ? Des mois peut-être.. C'était à chaque fois la même chose. Dans le monde de Morphée, le temps qui passait n'était plus certain. Elle était habituée à ne plus savoir quelle heure il était, et en raison de sa convalescence, lorsqu'elle rentrait chez elle, il lui arrivait parfois de se lever à treize heures, de s'endormir à huit heures du matin..Mais pendant seulement quelques jours. Pour retrouver un bon rythme, elle se forçait parfois à faire une nuit blanche, de ne pas dormir pendant quarante-huit heures, pendant lesquelles elle s'entraînait. Encore et encore, et de manière.. intensive, malgré le fait qu'elle sortait tout juste de l'hôpital. Elle n'en avait rien à faire des conseils des médecins, des conseils de son lieutenant, ou de ses soit disant " camarades " de combat. Si ils tenaient vraiment tous à elle, ils l'auraient déjà enfermée dans le premier asile venu.. Voilà qu'elle se mettait à jouer les égoïstes. A ne penser qu'à elle, et accuser les autres. Pour la jeune femme, ils étaient coupables. Mais coupables de quoi ? C'était simple, et pourtant.. C'était à cause d'eux, si elle était seule. C'était de leur faute si, elle se ruait sans réflexion dans un combat contre un Béhémoth. Mais la seule personne que l'on pouvait blâmer, c'était elle. " I have myself to blame "*. Et pendant ces quelques secondes, qui parurent des heures à ses yeux - pendant lesquelles elle était pourtant bien éveillée, elle se dit, que peut-être elle devait apprendre à être plus.. humaine. Elle se demanda si, le passé qu'elle disait avoir oublié, n'était finalement pas si profondément enfoui. Elle se dit qu'elle devait demander de l'aide. Mais à qui ? Personne n'était plus là pour elle, à part ces fichus psychologues et leurs pilules magiques, leurs remèdes miracles.. Mais à cet instant, elle tourna la tête vers la gauche, pour voir une petite fille blonde. La même petite fille qui allait mourir dans quelques temps. La même petite fille qui, elle, savait faire face à son destin, et préférait profiter de la vie. La même petite fille qui avait parlé avec elle, en oubliant le fait qu'elle était peut-être dangereuse - elle l'était. La même petite fille qui lui avait donné du chocolat. Mais elle ne pouvait pas se confier à la blondinette. Elle ne pouvait pas, c'était trop facile, de donner le fardeau aux autres, qui n'en ont pas besoin. La fillette avait déjà de sérieux problèmes, pas besoin de lui en donner d'autres.

    « Vous n’avez pas le droit de vous lever la série d’examen est éprouvante, et ne donnez pas à manger à quelqu’un qui se réveille d’une anesthésie ! Vous devriez être habitué à ces règles pourtant, vu votre dossier »

    Cette voix la fit légèrement grimacer. De quel droit pouvait-on dire de telles choses à une patiente, qui plus est, à une petite fille. Parfois, la froideur de certaines infirmières l’offusquait. Mais, n'était-elle pas pareille ? A ce moquer de ce que pouvaient penser les personnes auxquelles Lightning lançait des remarques ? Elle avait préféré ignorer, et ce contenter de la bonne humeur de sa sœur. Et encore.. Son côté de Soldate avait pris le dessus ce jour là.. Mais, à quoi cela servait-il, de ressasser le passé. A rien, sinon à se torturer.
    Les évènements qui se passèrent par la suite l'étonnèrent, et elle affichait cette fois un léger sourire. La fillette se redressa fièrement - aucune marque de souffrance sur un visage qui affichait une moue d'arrogance. Elle alla en sautillant vers son sac, qui visiblement, contenait plus de trésors qu'elle ne pensait. Elle revint quelques secondes plus tard, une seconde tablette de cet excellent chocolat. Tous les enfants aiment les friandises non ? Après quoi, elle revint s'installer à côté d'elle, et croqua sans gêne dans la tablette, sous l'œil mécontent de l'autre pie, et prit la parole.

    « Je resterai bien assez immobile plus tard et c’est bien parce que je suis habituée à toute ces règles lassantes que je les enfreints. Et puis c’est votre faute, si vous n’aurez pas mis c’est foutu chaise qui reste éternellement vide je n’aurais pas eu à aller m’y asseoir. »

    Elle était bornée, pour son âge. Mais elle avait certainement le droit, après ce qu'elle vivait. Et puis, son caractère l'amusait légèrement, elle l'avoua. La guerrière aurait pu tomber bien pire, en terme de .. colocataire, dans cet hôpital. Pour la première fois, elle garda son sourire - un vrai sourire , et ce dernier s'élargit quand elle entendit le soupir agacé de l'infirmière. Malheureusement, il disparut aussitôt lorsque cette dernière se dirigea vers son corps immobile. D'un manière maladroite - elle était sûre qu'elle l'avait fait exprès - et violente, elle lui attrapa le visage, en appuyant fortement là où sa lèvre était meurtrie, et inspecta son entaille à la tête. Lightning grogna légèrement, mais avec ses bras qui ne voulaient pas bouger d'un pouce, que pouvait-elle faire ? L'autre se dirigea ensuite vers les machines qui lui permettait de vivre, et appuya sur trois boutons. La patiente n'eût pas le temps de voir ce qu'elle avait fait, ni de lui demander, puisqu'elle était partie aussi vite qu'elle était arrivée. La jeune femme soupira légèrement, et prit enfin la parole, après avoir gardé le silence depuis que le " bourreau " était venue.

    « Nous ne nous sommes pas présentées.. Je .. Suis Désolée..» Elle fit une légère pause, et reprit. « Lightni... »

    Elle ne put continuer sa phrase. Elle se redressa rapidement, en posant la main droite sur sa marque maudite, celle qui faisait d'elle une L'Cie. Les yeux écartés, la bouche grande ouverte, aucun son ne pouvait sortir, alors que pourtant, elle criait. Jamais elle n'avait connu une telle souffrance, pas même lorsque Odin était apparu pour la première fois, où lors d'un combat violent. Inconsciemment, elle commença à arracher ses bandages. Elle n'avait plus rien à perdre, de toute manière. Cela ne changerait rien à la fatalité si une petite fille - malade - voyait sa marque. Elle ferait peut-être des cauchemars.. Au bout de quelques secondes interminables, les bandages gisaient par terre. Ses boucles roses tombaient heureusement devant elle, assez pour atténuer la vue du tatouage noir. C'est avec une lenteur infinie qu'elle regarda en direction de sa poitrine, avec la peur de trouver un œil rouge sang. La douleur ne s'était pas atténuée, non. Au contraire, elle grandissait peu à peu. C'était insoutenable. Son visage était crispé dans un mélange de peur, d'appréhension, et de souffrance. Contre tout, elle fut légèrement soulagée. Pas d'œil, toujours le même nombre de pointes. Mais sa marque brillait légèrement, affichant une teinte rosée. Comme son cristal. Elle ne savait pas trop ce que cela voulait dire, mais il fallait partir, et vite.
    Contre toute attente - et sûrement à la surprise de la blondinette, elle se leva précipitamment, comme si elle ne venait pas de se réveiller d'une anesthésie, et se précipita vers l'armoire où attendaient patiemment ses vêtements. La surprise n'eut pas le temps de l'arrêter, quand elle vit un jean noir, et un sweet tout aussi sombre, accompagné de bottes de cuir accordées à l'ensemble. Heureusement, sa Gunblade était toujours là. Elle les prit négligemment, et se dirigea vers la sale de bain en clopinant. Quelques minutes suffirent, et elle ressorti de la pièce habillée, son arme dans sa mains droite, sa main gauche s'accrochant toujours à sa poitrine. Lightning ne daigna pas regarder la petite qui devait être terrifiée. Elle remarqua un sac de sport en bandoulière disposé sous son lit. Elle se souvenait clairement de n'avoir rien apporté avec elle, avant le combat, alors comment cette chose était arrivée là .. Elle alla le chercher, le mit sur son épaule, et se dirigea vers la sortie, pensant qu'elle aurait plus de temps plus tard pour y réfléchir.
    Tous les regards d'une foule de patient se dirigeaient vers elle. On pouvait lire dans leurs yeux de la peur, et de l'incompréhension. Elle ne prit pas la peine de s'en occuper et se dirigea vers la porte principale. Une chance qu'elles se trouvaient au rez-de-chaussé. Elle s'élança vers la sortie, lorsqu'elle fut arrêté. Deux bras musclés la retenaient. Elle se retourna légèrement, mais eut seulement le temps de voir quelques mèches blondes. Peut-être était-ce la petite, mais cela l'étonnait sérieusement. Elle sentit quelque chose la piquer dans l'épaule droite, et elle sombra dans l'inconscience. Une nouvelle fois.

    Combien de temps s'était écoulé ? Une fois de plus, elle ne savait pas. Fort heureusement, la douleur avait disparu. Mais elle était désormais sanglée sur son lit, incapable de bouger. Lightning n'ouvrit pas les yeux, et se contenta de murmurer.

    «Bordel.»

    Au diable le bon langage.


* Sum 41 - Screaming Bloody Murder.


Je ne sais pas ce qui m'a prit d'écrire ça.. Mais j'avais trop la flemme de recommencer u.u






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Moka Hoshizora

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Sam 17 Nov - 21:34

  • Le chocolat avait prit une nouvelle saveur, celle de la satisfaction, telle une vrai peste Moka était fier du soupir agacé qu’elle avait provoqué. Avec arrogance elle scruta l‘infermière tout en laissant joyeusement ses jambes se balancer dans le vide, comme un chien aurait remué la queue. La gamine attendait une riposte pensant pertinemment qu’elle n’arriverait pas. Mais elle s’était trompée comme toujours. La fourbe n’avait pu atteindre la salle gosse elle s’était donc vengée sur la blessée. Brutalement elle lui saisit le menton pour que son regard soit orienté vers elle, elle inspecta avec une nonchalance indignante la blessure dissimulée sous ses mèches roses. La violence avec lequel elle les écarta fut tel que Moka s’étonna de pas en voir certaine dans sa main quand elle en eut finit. Révoltée par un tel comportement elle commença à baisser la tête pour jouer au bélier, mais la vilaine dame se retira avant ayant surement d'autre pauvre malheureux à martyriser.

    L'inconnue, bien plus maîtresse, d'elle se contenta d'un soupir blasée alors que la gourmande se pencha au cadre de la porte pour tirer la langue au dos imposant qui lui était tourné. Lightning qui avait était dépourvue de paroles une fois l’intruse dans la chambré poussa un léger soupire, avant de finalement reparler.

    «Nous ne nous sommes pas présentées.. Je .. Suis Désolée..» Elle fit une légère pause, et reprit. « Lightni... »

    Elle n’avait osée l’interrompre en lui disant qu’au pied de son lit se trouvait une fiche d’identité dévoilant les banalités de sa personnalité comme son âge et son nom, mais elle n’en eut finalement pas besoin car elle se stoppa d’elle-même. Prise d’une vive douleur tout mots restèrent coincés dans sa gorge tandis qu’elle se cambrait une main sur la source du mal. Comme s’ils en étaient la cause la blessée arracha avec rage les pansements, laissant alors à découvert une marque aux pointes sombres et dures qui se démarquaient sursa peau diaphane. Un tatouage aux ténèbres sombres serpentant sur sa clavicule, seulement troublées par un œil pourpre.

    Son visage marquait d’une douleur sourde et d’une inquiétude incompréhensible elle baissa la tête pour tenter vainement de comprendre la raison. Moka déjà ahurie pas les flèches de ténèbres put voir une légère brillance rosée au dessus de ces dernières. Apparemment ce qu’en comprit Lightning devait être grave car elle bondit telle une furie pour se précipiter hors de lieux.

    Son inquiétude mena la rose dans les couloirs, cette nouvelle précipitation lui donnait les airs d'une furie accourant vers une folie inconnue clopinant et couverte de bandages. Moka la suivit d'abord difficilement ses muscles la tiraillant mais contraints à l’effort ils furent bien obligés de s'y habituer, à moins que ce ne fut elle qui s'habitua à la douleur. Sa colocataire parcourait l'hôpital avec détermination slaloment entre fauteuils roulants et brancards abandonnés, quant elle aperçu enfin la lumière douteusement filtrée par la saleté des portes automatiques elle accéléra encore le pas.

    Sa liberté était imminente et rien ne pourrait l'empêcher de respirer à nouveau l’air pur sans cette odeur parasite de désinfectant. Ah si, des gorilles peut être. Deux hommes aux regards haineux surgirent pour intercepter cette patiente un peu trop entreprenante. La blonde qui avait malgré elle et ses journées d'entrainement, du mal à suivre le rythme ne put que contempler la soldate se débattre avec rigueur jusqu'à ce qu'une seringue l'immobilise totalement. Il n'en fallut pas plus à la malade pour que l'horreur de scène digne de science fiction lui monte à la tête, dans un cri horrifié et indigné elle baissa la tête laissant ses pieds nus fouler un peu plus vite ce sol verdâtre sans penser à freiner. Son crâne garni d'une touffe or heurta de plein fouet l'abdomen d'un des deux vigils, se faisant plus mal à elle qu'à sa cible vu la dureté des abdos de celle-ci. C'est donc sonnée que le bélier se redressa chancelant avant de sauter à nouveau sur celui qui tenait le corps inerte de l'Cie, toute griffe dehors. Mais elle ne toucha jamais le sol ni son but, elle fût rattrapée en l'air par son collègue qui l'étreignit par la taille avec une certaine rage.

    Elle ne put que lâcher un dernier cri frustré avant de subir le même sort que celle qu'elle avait voulu sauver. Pas très efficace en équipe de sauvetage la peste, ridicule même car la voilà sanglée à son lit privée de tout mouvement.

    ***

    Ses pensées s’emballèrent, les chaînes de la raison qui les étreignaient habituellement avaient étés brisées par le torrent violent du calmant qui parcourait son corps, engourdissant tout acte censé. La douloureuse torpeur l’avait embaumée dans ses bras et le sillon brulant irradiait ses veines engendrant une migraine sourde empirée pour la deuxième fois par la luminosité de la pièce.

    A peine eut elle reprit conscience qu’un seul objective s’afficha en elle, se libérer de son entrave. Car rien non rien n’avait le droit de l’immobiliser ! Parfois elle osait prétendre que même la maladie n’y parviendrait, une désillusion qu’il lui faudra un jour accepter. Son corps faible ne lui permettait peut être pas d’exhiber une force surhumaine mais il avait de nombreux avantages et l’agilité qu’elle pouvait en tirer en était un. Les sangles de cuire avaient étaient serrées à leurs maximum et pourtant Moka avait encore une certaine mobilité. Elles avaient du être prévus pour des gros costauds impossible à immobiliser, pas pour une gamine qui jouait aux dures.

    Alors doucement elle tenta de glisser ses bras de façon à les rendre libres, se tordant les poignets et poussant ses articulations plus loin que leurs limites. Et malgré la douleur elle put rapidement se libérer pour ensuite accourir libérer sa colocataire qui venait tout justes d’ouvrir les yeux.

    Au même moment des pas pressés se firent entendre dans le couloir, les échos étaient nombreux et se rapprochaient de la chambrée. Pour une raison inconnue la blondinette sentit une boule se former dans sa gorge, les oreilles aux aguets elle n’esquissa plus un seul mouvement pour qu’aucuns bruits ne puissent troubler ses calculs sur la distance qui les séparaient. Comme elle l’avait prédis le bataillon se stoppa devant leurs portes pour laisser alors résonner leurs éclats de voix :

    « - Tu es sur qu’on trouvera deux anges ici ? Dans un Hôpital ? Ce n’est pas le genre de lieux où ils se rassemblent … Hasarda l’un de leurs viseurs, la voix troublée par le doute.
    - Ecoute il n’y qu’une seule façon de la savoir, répondit sarcastiquement un autre en donnant un violant coup de pieds dans la cloison »


    Les meubles étant souvent d’une qualité douteuse dans un endroit publique comme celui-ci, elle n’émis aucune résistance et laissa une ouverture béante. Sous la surprise Moka avait bondit sur ses pieds et s’était campée dans une position de défense bien approximative, mais elle n’en démordait pas et malgré son état son regard était farouchement déterminé. L’homme qui lui faisait face s’amusa de cette résistance pitoyable et dévisagea la malade avec narcissisme avant de tendre les paumes devant lui. Et là, un rayon de ténèbres en jaillit pour venir frapper avec violence la pauvre Moka qui fut éjectée contre un des murs, sa tête se heurtant violemment pour la seconde fois …




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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Sam 1 Déc - 19:30

    S
    a vision était encore légèrement floutée, son ouïe confuse - elle ne cessait d'entendre un son strident qui résonnait dans ses oreilles - mais elle perçut parfaitement la situation. C'était allé très vite, mais pour ses sens endormis par l’anesthésiant, la scène avait été au ralenti.

    E
    lle avait tout d'abord ouvert les yeux, soupirer, puis murmurer un mot grossier, résumant son humeur au vu de la situation précédente. Quelques questions trottaient dans son esprit. Pourquoi sa marque s'était-elle mise à briller, comme le soir où, vers les Pics Infâmes, son Eidolon était apparu ? Et pourquoi cet instinct soudain de partir vers la sortie, comme poursuivie par la mort ? Des questions qui allaient, une fois de plus, rester sans réponse. Puis, elle avait vu la petite fille, dont elle ne savait toujours pas le nom, faute d'avoir pu l'entendre, ou même le lire sur la fiche de soin - elle la soupçonnait d'ailleurs d'avoir lu le sien, se diriger vers elle, tentant certainement de la détacher de ses liens qui commençaient à laisser des marques rouges sur la peau à nue, et faisaient devenir ses membres légèrement bleuis, car trop serrés, ils ne laissaient plus passer le sang. Mais la pauvre fillette fut stoppée dans son élan, certainement par des bruits de pas, ou de voix, ou simplement quelques infirmiers - mais vu la suite, ce n'était pas ça - que la jeune femme n'avait pas pu entendre.

    D
    és que la porte avait été défoncée, la jeune femme avait compris la situation, et, secouant la tête, elle avait lancé un sort de glace fragilisant les ceintures qui la retenaient prisonnière du lit, qu'elle cassa d'un rapide mouvement des membres, puis , tout aussi rapidement que son homonyme, se mettre dans un coin où son adversaire ne pouvait la voir.

    O
    u plutôt ses adversaires. Ils étaient vraisemblablement deux, à moins qu'un ne garde la porte. En effet, elle ne parvenait à entendre que deux seules respirations. Cachée derrière son lit médicalisé, elle observa attentivement les pieds des visiteurs, tentant d'anticiper les mouvements. Heureusement pour elle, Lightning portait encore la tenue qu'elle avait remise avant de se faire endormir, et sa GunBlade se trouvait juste à sa gauche. Elle expira profondément en silence, se préparant mentalement à l'assaut, mais fut également stoppée en plein élan par le corps d'un enfant projeté contre le mur derrière elle, poussé par un rayon obscur.

    Q
    uasi invisible, la soldate jeta un regard pour écarquiller les yeux, horrifiée devant le corps frêle de la petite dont la tempe saignait. Elle ne fit pourtant aucun mouvement pour aller la sauver, ne poussa aucun cri, et demeura calme, prêtant attention à l'environnement.

    L
    'un des hommes allait parler, lorsque, soudain, elle bondit de sa cachette, sautant rapidement par dessus le lit en plaçant une main sur le matelas étonnement dur, tandis qu'elle tirait sur l'un des attaquants avec sa GunBlade. Elle avait au moins l'avantage de la surprise, mais ce dernier ne dura pas longtemps. Elle avait malheureusement sous-estimé ses adversaires, et le deuxième lui asséna un coup de poing dans une de ses blessures. Elle grimaça de douleur, se mordant la langue pour ne pas crier, et tendit le par pour aussitôt lui asséner une décharge électrique qui le mit K.O.

    B
    ien évidemment, des infirmières avaient été alertées par le coup de feu ainsi que les hurlements, et se précipitèrent rapidement dans la chambre, tentant d'arrêter la guerrière. Celle-ci fut plus rapide qu'eux, et créa un mur de flammes les empêchant de passer. Elle disposait seulement de quelques minutes, et les mis à profit. Elle se dirigea vers le corps presque dénué de vie, et fit de son mieux pour le caler contre son dos, tenant fermement l'une de ses jambes pour l'empêcher de tomber, alors que son autre main tenait son arme. Sans hésiter un seul instant, elle tira dans une fenêtre puis s'enfuit. Les infirmiers et la sécurité du bâtiment, le mur de flamme ayant disparu, n’aperçurent qu'un corps, et quelques tâches de roses s'échapper.

    L
    ightning courut sans s'arrêter pendant une bonne dizaine de minute, bifurquant à travers des ruelles sombres, évitant les grandes avenues pour échapper à la foule, trop gênante et qui risquait de les ralentir. Elle s'arrêta finalement, haletante, déposant délicatement la fillette contre un mur, s'assurant qu'elle était toujours vivante en pressant un doigt contre son pouls. Soulagée de le sentir battre, elle soupira et dirigea sa main vers la tempe de cette dernière. Un flux bleu en sorti, et aussitôt la plaie causée par le choc disparu. A son réveil, elle aurait juste mal au crâne, rien de plus. Puis, elle se laissa tomber en position assise, avant de remonter les genoux pour y poser sa tête souffrante, les sens aux aguets.

    A
    u bout de plusieurs secondes pour se calmer, elle souleva son sweet déjà imbibé de sang aussi doucement qu'elle le pouvait, mais ne put s'empêcher de crier légèrement. La jeune femme compressa du mieux qu'elle pouvait la plaie, priant pour que la blessure ne s'infecte pas, et notant dans un coin de son esprit qu'il faudrait qu'elle utilise sa magie pour la faire cicatriser, mais malheureusement, elle était trop épuisée pour s'en servir. Déjà en colère, agacée et frustrée par la situation, elle pesta contre une force invisible quand la pluie commença à tomber.





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Moka Hoshizora

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Mer 30 Jan - 16:30

    Doucement elle flottait dans cette infinie indécise qui reflétait le vide qui la possédait. Le temps et sa notion s’étaient détachés d’elle encore faudrait il qu’il existe dans cette dimension, ce qui paraissait improbable puisque existait était impossible ici. Étrangement ses paupières closes ne l’empêchaient pas de voir son propre corps enveloppé dans cette brume incolore, elle se voyait comme soudainement pourvue d’une omniprésence fatale. Elle pouvait voir sa poitrine statique sans plus aucuns souffles de vies, voir cette peu plus pâle encore qu’à l’accoutumé, voir ses paupières parées de longs cils closes sur une vie bien trop courte. Plus rien ne lui obéissait et sa propre chaire ne se laissait diriger plus par sa conscience mais par ce courant qui l’emportait elle ne savait où.

    La mélodie mélancolique du silence l’étouffait, elle cherchait désespérément le tempo régulier d’un battement de cœur, l’inspiration singulière d’une respiration. Mais rien ne perçait ce mutisme, seule la froideur de la mort persistait, seul ce corps sans chaleur humaine résistait au vide. Et pourtant elle ne s’affolait pas, acceptait la fatalité sans aucuns sentiments car tout l’avait quittée, le savoir, ses souvenirs, ses désirs et toutes ses émotions. Ne sachant plus rien d’elle ni même son nom, tout ce qu’elle aurait put affirmer si ses cordes vocales auraient daigné lui obéir, c’était que ce cadavre était le sien et qu’elle était morte. Morte. Le mot explosait de signification sans qu’elle puisse le saisir mais c’était tout de même le seul qu’elle puisse comprendre, le seul qu’elle connaissait et le seul qu’elle acceptait. Elle croyait qu’il en avait toujours était ainsi, que cette volupté sans horizon avait toujours était sa cage et son quotidien, alors que quelques temps avant ses yeux de saphir pétillaient d’entrain à la nouvelle rencontre qu’elle venait de faire.

    Cependant un éclat salvateur vint pourfendre cette monotonie, agressant avec violence ses prunelles vitreuses pourtant toujours fermées. Cette luminosité soudaine lui brûlait les iris comme si la vie tentait de s’y immiscer dans un mal sourd. Les sensations lui revinrent malheureusement par la douleur, son corps fut transcender par un mouvement déchirant, elle se cambrait, se tordait sous cette souffrance. Le rayon l’irradiait et la brûlait vif et malgré ce martyr insupportable aucune plainte ne parvenait s’échapper de ces lèvres tremblantes, restant coincées dans sa gorge pour l’étouffer.

    Tout lui revenait, la vie tout simplement lui revenait dans une migraine atroce, comme si chaque parcelle de son corps lui hurlait qu’elles voulaient vivre, dans une cacophonie insoutenable. Ses souvenirs se répercutaient avec intensité dans sa mémoire, le bruit de ce fracas perçait son ouïe fine comme si il voulait l’assommer pour qu’elle retourne dans sa béatitude.

    Alors enfin ses paupières se débarrassèrent de leur poids et s’entrouvrirent horreur et vigueur. Le décore avait à nouveau changé, l’éclat agressant avait laissé place à une lumière tamisée par les épais nuages qui assombrissaient les cieux. La ruelle ainsi démunie de sa luminosité et des ses couleurs était devenue morne et sans vie. Une pluie fine venait apaiser sa chair brûlée embrasée. Sa poitrine se soulevait à nouveau la laissant sentir l’air frais filtré par sa gorge sèche. Cette douche froide remettait ses idées au claire et les questions envahir à nouveau son esprit. Celle qui persistait et qui lui semblait de la plus haute importance était de se souvenir pourquoi il était possible qu’elle voit le ciel alors qu’elle était censée être dans une chambre clause. Un toit ouvrant? Ou un trou béant dans le plafond comme dégâts face à la venue des ces étranges hommes. Mais ce n’était rien de tout cela elle était tout simplement à l’extérieur mais impossible de savoir comment elle y était arrivée.

    Ses pupilles encore embrumées par cet étrange sommeil retrouvèrent enfin leurs visions nettes. Un peu trop peut être, elle pouvait voir chaque gouttelette et suivre sa destinée jusqu’à son impact avec le pavé voyant chaque particule de l’éclaboussure se répandre dans un éclat autrefois anodin, elle entendait chacune de ses rencontres avec distinction. Elle discernait dans le silence étouffé de la pluie le vent qui serpentait entre les gouttelettes pour les abattre sur les visages des malheureux passants.

    Ça commençait à faire un nombre de réveille plutôt élevé pour une simple journée, le troisième si elle comptait bien, surtout qu’elle n’était pas non plus du genre dormeuse, plutôt hyper active. Ce qu’elle ne savait pas c’était qu’il y en avait eu que deux, deux et une mort. Elle en avait assez d’être ainsi immobile et pourtant elle n’osait plus esquisser un geste encore imprégnée de la retenue de « sa mort ». Seuls ses yeux bravaient cette interdiction, ils ne cessaient de papillonner devant cette retrouvailles avec ses sens découvrant tous ces détails étrangement amplifiés.

    Elle savait qu’elle n’était pas seule mais ne voulait pas que quiconque l’interrompe dans sa découverte et préférait rester isolée dans ce nouveau monde. Alors elle ignora cette respiration à ses cotés se doutant que s’était Lightning. C’était surement elle aussi qui l’avait éloignée du danger les amenant jusque dans ce lieu étroit.

    L’exploration optique fut alors troublée par une démangeaison à la nuque qui se transforma en irradiation insoutenable. Son immobilisation fut alors brisée et la jeune danseuse plongea hâtivement sa main humide sous le rideau de cheveux blond pour apaiser son cou. A sa plus grande surprise elle sentit alors du relief, un contour précis qui semblait dessiner une marque. Elle crut d’abord à une blessure mais le travail était trop propre et ressemblait plus à un tatouage soigné, mais l’emplacement ne lui permettait pas de voir pour confirmer. Ce premier geste sembla la remuer et la blonde déploya ses membres dans des gémissements. Ces muscles engourdis par autre choses que la maladie, par un profond sommeil dont elle n’aurait du se réveiller. Elle croyait qu’en se levant tout allait s’écrouler sous elle et qu’elle allait bien et bel mourir. Par prudence elle retrouva alors sa mobilité progressivement faisant tout d’abord tourner ses poignets avec craintes et ainsi de suite pour chaque membre.

    Toujours dans ses étirements, l’odeur métallique du sang vint soudain titiller son odorat fraîchement aiguisé, elle se demanda si c’était le sien qui se mêlait à la pluie, mais sa douleur était intérieure et elle ne pensait pas qu’elle s’extériorisait. C’était donc celui de la rose, ses blessures graves ciblées à l’abdomen frappèrent sa mémoire. Moka s’en voulut terriblement d’être tombée aux bras de l’inconscience alors que la jeune femme avait du lutter pour sauver sa propre vie mais aussi la sienne. Elle pivota alors sa tête en direction de la blessée dans un air de remords.



    «Light- Elle se racla la gorge horrifiée par sa voix rauque, Lightning ! Comment vos blessures ses sont elles rouvertes ? Il faut- »


    Retourner à l’hôpital mais la malade ne finit pas sa phrase devant son ridicule, elles ne pouvaient pas y aller, pour l’instant elles n’avaient tout simplement nul part ou aller si ce n’est cette rue. Si elles y retournaient peut être devraient elles refaire face à ses … Hommes ? La pauvre gamine était totalement perdue et désemparée devant tout ce sang qui se déversait du corps pâle de la guerrière. Comme une enfant perdue elle laissa ses interrogations s’envolée dans l’air glacé d’un murmure déconcerté


    «Que s’est il passé au juste Qui étaient ils Suis-je morte ? » »


    Pensant ses questions sans réponses et son impuissance inévitable elle mit sa tête dans ses bras comme pour chercher un peu de réconfort et de chaleur humaine que chaque goutte d’eau lui arrachait.



Moka-Chan ~! ~




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Moka Hoshizora

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Mer 30 Jan - 16:33


Correction des fautes à venir!!! J'ai mêm epas relus mais je vous lais que tu lises avant ce soir !



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Lightning Farron

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Jeu 25 Avr - 16:38

    D
    ans son sommeil qui allait devenir éternel, la jeune femme entendait des voix étouffées, des murmures qui lui disait de rester en vie, de ne pas céder face à la douleur, et de lutter. Son temps n'était pas venu, apparemment. Pourtant, elle avait terriblement envie de ne plus lutter, de s'abandonner à la mort, de se libérer de cette étreinte qui la consumait à petit feu, de l'intérieur, depuis ce fameux jour où sa sœur et elle étaient devenues orphelines.

    C
    ontre toute attente, la vie avait décidée de s'accrocher à elle, encore un peu plus longtemps, liant une fois de plus ses pieds et mains par des chaînes invisibles, les chaînes du destin. Car oui, le Destin en avait décidé autrement, ce foutu destin qui leur avait donné l'illusion d'avoir réussi leur tâche, d'avoir sauvé le monde. Puis, il les avait séparé, décidant de mettre un terme à leur joie, et de les renvoyer dans la triste réalité qu'était la vie.

    L
    ightning se trouvait dans un espace vide, blanc, dénué de toute vie apparente. Les murmures avaient disparues, le sang ne coulait plus, néanmoins une grande tâche rougeâtre ne cessait de grandir là où son abdomen était précédemment ouvert. Elle crut tout d'abord être réellement morte, ne sentant plus aucune douleur dans ses muscles tétanisés par la course qui les avaient amenées dans cette ruelle, Moka et elle; ses poumons ne brûlaient plus, elle ne suffoquait plus. La douleur de sa blessure avait également disparu. Plus pour longtemps.

    U
    n mal lancinant vint lui déchirer la poitrine, là où son tatouage qui faisait d'elle une L'Cie était présent, et était réapparu au début de cette «aventure». Il la fit s'agenouiller, portant une main sur la nouvelle blessure qui lui brûlait la peau. Elle voulut crier mais aucun son ne sortit de sa bouche crispée dans une position d'horreur.

    E
    lle resta dans cette position pendant une dizaine de minute, paradoxalement, elle ne savait pas du tout depuis combien de temps elle se trouvait dans cet endroit illusoire, le temps s'écoulait d'une différente manière, ressemblant fortement au Valhalla. La douleur disparue soudainement, et sous ses doigts tremblants, sa marque de l'Cie devint plus qu'un tatouage. Elle s'encra dans sa peau, elle pouvait sentir une sorte de relief. La couleur noire, sombre et cauchemardesque avait disparue, si l'on ne faisait pas réellement attention, la marque disparaissait presque sous nos yeux.

    S
    urprise, elle se releva, et nota que ses vêtements normaux avaient disparue : elle portait une longue robe de soie blanche, quelques bijoux dorés étaient accrochés à ses poignets pâles, ses baskets avaient disparues pour laisser ses pieds nues. Levant la main pour inspecter ces accessoires qui ne ressemblaient pas à son style, un point lumineux apparut dans sa paume, grandissant au fur et à mesure pour créer une sorte de boule d'énergie. Tendant son bras devant elle, la sphère partit à toute vitesse et s'écrasa contre un mur invisible, produisant des étincelles tout autour de l'impact. Un éclat attira ses yeux bleus. Elle baissa directement le regard sous sa nouvelle marque pour la voir briller d'une teinte rosâtre, rappelant une fois de plus son tatouage l'Cie.

    S
    oudain, un flot de souvenirs l’assaillirent. Elle se vit sous sa forme cristalline, assise sur le trône d'Etro, attendant que l'éternité se termine [ dat paradoxe. ]. Des flashs lumineux apparaissaient devant ses yeux, la faisant tomber à terre. Des visions de combats défilèrent sous ses prunelles, dans lesquelles se trouvaient des hommes, et des femmes qu'elle n'avait jamais vu, mais peu à peu, lui devenait familier. Elle se vit également combattre, tomber à terre, et se relever, toujours plus combattante. Néanmoins, quelque chose avait changé. Dans son regard, un nouveau sentiment surpassait la faiblesse cachée d'antan. Une lueur de détermination brûlait dans ses pupilles, lui donnant la force de se battre à nouveau.

    L
    ightning revint à la réalité, réveillée par la douleur qui lui avait été étrangère pendant quelques temps, mais également par la pluie qui se cessait de tomber par flots. Elle ouvrit les yeux, imprégnée d'une nouvelle expérience qui était enfouie au fond d'elle-même et attendait qu'un événement se produise. L'arrivée d'un ange. Cette fois-ci, sa tâche n'était plus de sauver le monde, ou de le détruire, non. Son but était d'aider les hommes à devenir ce que le Destin voulait qu'ils soient. Des anges, prêts à repousser les flammes du Chaos pour que le monde soit en paix.

    E
    n face d'elle se trouvait la petite Moka. Aussi frêle qu'elle soit, cette jeune fille était aussi puissante qu'elle, mais toute cette puissance lui était cachée. La guerrière vit que désormais, elle était également marquée à tout jamais par la rune angélique qui reliaient tous les anges entre eux, cette même rune qui leur conférait tout leurs pouvoirs.

    E
    lle leva sa main droite, faisant couler l'énergie le long de ses vaisseaux sanguins, pansant sa blessure, stoppant ainsi l’hémorragie. Elle était au comble de la fatigue mais elle avait assez de force pour tenter d'expliquer à la jeune malade sa vraie nature. Elle commença, d'une voix grave, murmurant assez fort pour que la jeune fille l'entende.

    « Tu vas m'écouter attentivement, maintenant. Elle fit une pause le temps de reprendre son souffle, ce qui était assez laborieux malgré le fait qu'elle était à moitié "guérie" Désormais, tu ne pourra plus vivre comme tu le faisais avant. Tu fais partie d'un nouvel ordre, et tu devra donner ta vie pour cet ordre. Je sais que ça paraît fou, mais tu n'es plus la fille que tu étais. Tu viens de renaître. Une nouvelle force circule dans tes veines et comme tu as pu le sentir, tu as été marquée. Elle leva une fois de plus sa main, créant une nouvelle sphère d'énergie, et la maintint au creux de sa paume. Je t'apprendrai à utiliser cette nouvelle forme d'énergie, puisque c'est mon devoir, afin que toi aussi tu puisse lutter contre les ténèbres. Prend ça au sérieux, désormais tu sera constamment poursuivie par les hommes que tu as vu tout à l'heure, à l'hôpital. Ce sont des démons, et ils viennent ici dans un but précis : exterminez les anges. Nous exterminer. »





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Moka Hoshizora

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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Mer 19 Juin - 10:16

<blockquote>Dncapable de venir en aide à la pauvre Lightning en lutte intérieure, elle resta ainsi un long moment, à attendre des larmes qui ne venaient pas. N'osant pas s'assurer que la rose était toujours en vie elle finit par croire le contraire. Térrifiée de son impuissance et de sas soudaine solitude la blonde ne tremblait plus de froid mais bien de peur, de honte aussi devant tant de lâcheté. Cette nouvelle force qui coulait dans ses veines ne semblait pas lui apporter la moindre énergie, elle était faible, et pourtant son corps venait de subir une transformation qui l'avait rendu plus forte que jamais. 


Cette fois-ci c'était son moral qui ne suivait pas, inversement de situation qui déstabilise cette jeune femme qui avait toujours du compenser son corps faible par une volonté de fer. Mais comme tout enfant Moka était terrifié par le changement, et elle venait d'en subir un qui changerait à jamais sa vie.


Sa tête rivée vers ce sol humide, sa nuque qui lui brûlait encore était à découvert de la pluie, les gouttelettes s'écoulant du ciel compensant celles inexistantes qui ne se résignaient pas à laisser couler sa frustration de ses prunelles. Trop occupée à se lamenter pitoyablement elle ne vit pas que la « morte » avait repris vite, avec un sérieux et un résignation trop présent pour une revenante. Ce ne fut que sa voix grave qui lui signala son éveil :





« Tu vas m'écouter attentivement, maintenant. Elle fit une pause le temps de reprendre son souffle, ce qui était assez laborieux malgré le fait qu'elle était à moitié "guérie" Désormais, tu ne pourra plus vivre comme tu le faisais avant. Tu fais partie d'un nouvel ordre, et tu devra donner ta vie pour cet ordre. Je sais que ça paraît fou, mais tu n'es plus la fille que tu étais. Tu viens de renaître. Une nouvelle force circule dans tes veines et comme tu as pu le sentir, tu as été marquée. Elle leva une fois de plus sa main, créant une nouvelle sphère d'énergie, et la maintint au creux de sa paume. Je t'apprendrai à utiliser cette nouvelle forme d'énergie, puisque c'est mon devoir, afin que toi aussi tu puisse lutter contre les ténèbres. Prend ça au sérieux, désormais tu sera constamment poursuivie par les hommes que tu as vu tout à l'heure, à l'hôpital. Ce sont des démons, et ils viennent ici dans un but précis : exterminez les anges. Nous exterminer. »





Et avant qu'elle ai pu encaisser la moindre information, l'ange se leva avec une facilité qui ne s'accordait pas à son état, la plus jeune esquissa une geste dans sa direction, s’apprêtant à le voir chanceler. Mais ce mouvement brusque lui fit comprendre que le soldat tenait bien mieux debout qu'elle. Penaude elle entreprit alors de marcher dans son sillon, ne sachant pas où elle la guidait, mais à ce moment là dans sa vie elle semblait la personne la plus réconfortante, la seule personne qu'elle avait envie de suivre...




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MessageSujet: Re: [ Privé avec Moka ] Lorsque l'on réalise qui l'on est vraiment .. ~   Mer 19 Juin - 10:22



 Rp Terminé!!! 



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